Une toiture du Nord ne vieillit pas comme une toiture du Sud. Entre 700 et 750 mm de pluie répartis sur près de 130 jours par an, des vents d’ouest chargés d’humidité et une bonne quarantaine de cycles gel-dégel chaque hiver : la terre cuite poreuse absorbe, gèle, et finit par se déliter. C’est ce régime-là que nos interventions doivent encaisser.
Nous intervenons sur les trois couvertures qui composent l’essentiel du parc régional : la tuile flamande — la grande panne rouge des maisons de ville et des fermes du Mélantois —, l’ardoise des toitures pentues du Vieux-Lille et des demeures bourgeoises, et la tuile mécanique des pavillons d’après-guerre.
Selon l’état relevé, une réfection partielle sur un seul versant suffit parfois. Quand le liteaunage est attaqué et que l’écran de sous-toiture manque — cas très courant sur le bâti d’avant 1970 —, une dépose complète est plus économique sur la durée. Nous vous disons franchement où vous en êtes, y compris quand la réponse est « votre toiture peut encore tenir dix ans ».