Dans le Nord, une toiture verdit vite. L’humidité ambiante, la faible insolation hivernale et les versants exposés au nord offrent à la mousse exactement ce qu’elle demande. Ce qui n’est au départ qu’une question d’esthétique devient un problème d’étanchéité en quelques hivers.
Le mécanisme est simple et implacable : le tapis de mousse retient l’eau comme une éponge contre la tuile. Quand il gèle, cette eau augmente de volume à l’intérieur même de la terre cuite poreuse et la fait éclater de l’intérieur. En parallèle, les rhizoïdes s’insinuent sous les recouvrements, soulèvent légèrement les éléments et ouvrent des passages à l’eau de pluie.
Un démoussage régulier n’est donc pas un entretien de confort : c’est le geste qui repousse de plusieurs années une réfection à cinq chiffres.